Depuis mai 2018, la conformité au RGPD n’est pas négociable pour les éditeurs de solutions de gestion médicale. Les autorités sanctionnent régulièrement les acteurs qui négligent la sécurisation des données de santé, notamment l’hébergement sur des serveurs non agréés HDS.
Certaines plateformes affichent des déclarations de conformité, mais le contrôle effectif des pratiques reste limité. Les professionnels de santé s’exposent à des risques juridiques importants s’ils choisissent un prestataire qui ne respecte pas l’ensemble des obligations légales et techniques.
Panorama des logiciels de secrétariat médical : fonctionnalités, sécurité et conformité RGPD en pratique
Gérer un cabinet médical ne se limite plus à l’agenda ni à la prise d’appels. Aujourd’hui, les logiciels de secrétariat médical couvrent un large éventail de besoins : gestion des rendez-vous, rappels automatiques, portails patients, télétransmission de documents. Un point commun réunit toutes ces solutions : elles manipulent des données de santé personnelles, soumises à un encadrement juridique strict.
La principale préoccupation ? La sécurité et la protection des données. Les éditeurs sérieux disposent d’une certification HDS, preuve que l’hébergement respecte le cadre français. Certains affichent aussi leur conformité avec le référentiel SecNumCloud de l’ANSSI. Mais cumuler HDS et SecNumCloud relève encore de l’exception : la plupart des plateformes s’arrêtent à une seule certification.
La CNIL surveille de près les pratiques du secteur. Les éditeurs doivent prouver qu’ils respectent le règlement général sur la protection des données (RGPD) : gestion rigoureuse des consentements, traçabilité des accès, détection et déclaration rapide des incidents. Les cabinets médicaux, en tant que responsables de traitement, ont la charge de vérifier que leur prestataire assure la conformité sur toute la ligne. S’appuyer sur un hébergeur de données de santé ne dispense pas d’analyser les risques ni de réaliser des audits réguliers.
L’écosystème s’organise autour de standards reconnus. Les solutions les plus avancées assurent une interopérabilité avec le DMP et la messagerie MSSanté, tout en proposant des interfaces pensées pour les praticiens comme pour les secrétaires. Aujourd’hui, la protection des données personnelles et le respect du RGPD deviennent des critères aussi stratégiques que l’ergonomie du service ou la palette de fonctionnalités.
KelDoc Pro face à ses concurrents : analyse détaillée des critères de choix pour un cabinet médical
KelDoc Pro évolue dans un univers numérique dominé par quelques acteurs incontournables, avec Doctolib et Maiia en tête. Le marché de la gestion de cabinet médical se structure autour de plateformes qui visent l’efficacité, la simplicité et, surtout, la fiabilité en matière de protection des données des patients.
Pour choisir leur solution, les professionnels et établissements de santé examinent plusieurs aspects fondamentaux :
- l’étendue des fonctionnalités proposées (prise de rendez-vous en ligne, rappels, gestion du dossier patient),
- l’interopérabilité avec d’autres outils métiers ;
- le niveau de sécurité informatique et la localisation précise de l’hébergement.
À l’instar de ses concurrents, KelDoc Pro mise sur une plateforme intuitive, pensée pour faciliter le quotidien des praticiens et de leurs équipes. La fluidité de la prise de rendez-vous s’accompagne d’un support technique présent et d’une attention particulière portée au respect des exigences réglementaires.
L’hébergement, parfois négligé lors du choix initial, s’impose pourtant comme un point de vigilance : la majorité des éditeurs du secteur s’appuient sur des infrastructures certifiées HDS, et certains intègrent des offres cloud opérées par des géants comme Amazon, Microsoft ou Google. L’intégration d’outils de suivi d’audience, tels que Google Analytics, soulève des interrogations sur la souveraineté et la conformité européenne, un sujet qui ne peut être écarté par les professionnels de santé.
Dans cette compétition, chaque éditeur affine ses arguments : visibilité, ergonomie, conformité réglementaire, capacité à s’intégrer dans le flux quotidien d’un cabinet médical… Le choix ne se fait plus uniquement sur l’apparence ou la tarification, mais sur une évaluation approfondie de la solidité technique et du respect intransigeant du cadre légal.


